Au rythme du cycle de l'eau
En raison du changement climatique, l'eau ne tombe plus simplement « du ciel ». De fortes averses alternent avec de longues périodes de sécheresse. Une grande partie de l'eau s'écoule trop rapidement, presque de manière imper-ceptible, vers la mer via les rivières. Dans le Rode Goor/De Liereman, nous redonnons à l'eau le contrôle.
Les anciens canaux sont comblés, tandis que le cours d'eau existant est structuré à l'aide d'interventions douces et naturelles. Ainsi, le niveau des nappes phréatiques est maintenu pendant les étés secs et la tourbière est préservée. Des excavations ciblées font remonter l'eau à la surface de manière permanente : les oiseaux aquatiques comme la poule d'eau y trouvent à nouveau refuge. Le paysage d'origine est restauré dans toute sa splendeur : les pins corses font place à la bruyère et aux prairies ouvertes.
En impliquant activement les agriculteurs, on aboutit à un projet soutenu qui fonctionne en harmonie avec la nature et les habitants du quartier. Ainsi, la région vit à nouveau au rythme du cycle de l'eau.
"La dessiccation des tourbières émet deux fois plus de CO2 à l'échelle mondiale que l'ensemble du secteur aérien. Par conséquent, si nous préconisons une réduction des vols, nous devons aussi plaider avec la même force en faveur de la remise en eau de nos tourbières, qui constituent des éponges naturelles pour l'eau et le carbone."
La Nete serpente, la nature renaît
Après des décennies de lignes droites, la Petite Nete retrouve ses méandres à Herentals. À travers l'Olens Broek, une zone marécageuse de 185 hectares avec des forêts d'aulnes, des prairies et des dunes fluviales, l'eau serpente à nouveau comme autrefois. Quatre méandres coupés sont à nouveau reliés, ce qui représente au total 1 700 mètres de nouvelle rivière.
Cela crée davantage d'espace de vie pour la faune et la flore, augmente la capacité de stockage de l'eau et réduit la sécheresse dans la région. La rémeandration fait partie du Blue Deal et s'inscrit dans la lignée des conclusions de notre étude primée Droge Delta.
Celle-ci montre comment le sol, le relief et l'utilisation des terres influencent localement le comportement de l'eau. À Olens Broek, cela se traduit par un paysage spongieux qui tempère la sécheresse, renforce la biodiversité et favorise la mobilité douce.
"Ce que j'apprécie particulièrement ? La collaboration génère ici des vagues positives. Ensemble, nous veillons à ce que l'eau ne soit pas un problème, mais une opportunité pour l'homme, la nature et la société."
Chaque goutte compte
Les étangs s'assèchent, les arbres perdent leurs feuilles et l'eau salée supplante l'eau douce souterraine. À Anvers aussi, la sécheresse se fait sentir. Afin de préserver les précieuses ressources en eau potable, la ville construit un réseau circulaire qui, à terme, redistribuera quotidiennement jusqu'à 3 500 m³ d'eau de surface purifiée, soit l'équivalent de 25 000 piscines par an.
L'eau provenant du Groot Schijn et des pompages permanents s'écoule encore vers le port, où elle est salée, mais elle aura bientôt une seconde vie dans les étangs, les parcs, les fontaines et les bâtiments publics. Cela permettra de rendre Anvers plus verte et plus saine, de réduire la pression sur nos réserves d'eau potable et de reconstituer le niveau des nappes phréatiques. Nous participons à la conception des deux conduites d'eau circulaires Zuid et Schijn. Celles-ci acheminent l'eau vers les consommateurs via des conduites durables. Afin de limiter les nuisances, nous coordonnons la construction avec les travaux routiers prévus et réalisons des raccordements intelligents avec les conduites de services publics existantes.

Brownfield, redessiné en bleu-vert
Sur la Lageweg à Hoboken, un brownfield pollué de 30 hectares, comprenant des vestiges industriels tels que Hayes Lemmerz et Crown Packaging, bénéficie d'une seconde vie en tant que quartier urbain résilient au changement climatique.
Le Hollebeek sera remis à ciel ouvert et constituera l'épine dorsale d'un réseau bleu-vert. Grâce à la modélisation hydrologique, à la gestion intégrée de l'eau, à l'étude des sols et à des stratégies d'assainissement, nous limitons le risque d'inondation et empêchons la propagation des polluants.
L'aménagement paysager et l'écologie jouent également un rôle important. Dix hectares seront aménagés en parc inondable où l'eau sera stockée et où la biodiversité et les rencontres pourront s'épanouir. Le reste de l'espace sera consacré à un mélange d'habitations, d'activités et d'équipements publics. Ainsi, un site pollué se transformera en un quartier viable et résilient.
Première flamande : élimination des micro-polluants, pour une eau plus propre
L'Europe place la barre plus haut, la Flandre montre l'exemple. La nouvelle directive européenne relative au traitement des eaux urbaines résiduaires oblige tous les États membres à éliminer les micropolluants des eaux usées d'ici 2045. Il s'agit de substances persistantes, telles que les résidus de médicaments, les pesticides et les hormones.
Cela nécessite une étape de traitement supplémentaire : le traitement quaternaire. Aquafin relève ce défi à Aartselaar. Le post-traitement est effectué à l'aide d'une installation innovante qui combine l'ozonisation et le charbon actif. Ce projet pilote nous aide à comprendre comment améliorer la qualité des cours d’eau, quelles techniques doivent être utilisées pour respecter les normes actuelles et futures. Nous prenons en charge l'ensemble du processus d'étude : de la faisabilité et du processus d'autorisation à la conception détaillée avec toutes les disciplines d'ingénierie.
Avec ce premier traitement quaternaire à grande échelle, la Flandre est l'un des pionniers européens. Les cours d'eau, comme le Grote Struisbeek retrouvent leur santé et nous, en tant qu'êtres humains, en tirons également profit, grâce à la garantie d'une eau pure.



















